Café-rencontre
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Mercredi 26 novembre 2008

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Dix personnes sont présentes cet après-midi pour discuter autour d'une boisson chaude.

Lorsqu'on évoque l'évolution du matériel, une diabétique raconte ses débuts
dans le traitement de la maladie. Elle raconte la difficulté des tests avec la liqueur
de Fehling, combien il était périlleux de mettre de l'urine dans une éprouvette de
la liqueur bleue dans une autre, de les mettre à chauffer au-dessus d'une flamme, puis de les mélanger dès que les liquides bouillaient pour au final déterminer
grâce au changement de couleur du liquide la quantité de sucre contenu dans
l'urine. A l'époque, on prélevait l'insuline dans tous les porcs égorgés dans le
canton de Genève pour fabriquer un liquide plus ou moins propre et plus ou
moins stable. Faute d'être suffisamment secouée, l'insuline prélevée avec une seringue en verre, était
plus ou moins chargée en zinc, l'élément ralentisseur d'une insuline pure. L'équilibrage du diabète en était automatiquement plus difficile. Les aiguilles quant à elles, ressemblaient davantage à des pieux qu'il fallait aiguiser régulièrement et dans lesquels elle laissait un fil de plomb pour qu'elles ne se bouchent pas. Un soin tout particulier devait également être apporté aux seringues en verre, qu'il fallait faire bouillir.

Une autre dame parle ensuite de ses nouvelles injections de Byetta. Depuis quelques semaines, elle a commencé ce traitement et se pose encore beaucoup de questions car ses glycémies sont encore assez hautes le matin (8mmol/l environ). Actuellement elle prend chaque jour une dose de 5 microgrammes,
prévoyant de passer prochainement à 10 microgrammes. Elle ne peut agir que quand le pancréas n'est pas encore totalement détruit et qu'il reste encore des cellules secrétant de l'insuline, donc à un stade précoce
du diabète de type 2. Comme effets secondaires, en plus de la forme nécessairement injectable, on retient
des nausées fréquentes, s'atténuant avec le temps, mais pouvant occasionner l'arrêt du traitement.

Une émission du téléjournal a montré, il y a quelques jours, des images d'un enfant obèse et atteint de pré-diabète. Une personne veut savoir si ce garçon allait obligatoirement développer un diabète. Anne-Marie Christeller explique que l'obésité est la raison de cette hyperglycémie probablement due à une résistance à l'insuline. L'insuline fonctionne comme une clé qui ouvrirait une serrure fixée à la surface des cellules du foie, des muscles et du tissu adipeux. L'ouverture de la serrure par la clé (l'insuline) met en route toute une série de réactions biochimiques qui permettent la diminution du glucose dans le sang. Lorsque la serrure est grippée ou bloquée par de la graisse, cette action est moins efficace et l'organisme a du mal à contrôler le taux de glucose. Ce garçon a commencé par perdre du poids en faisant un régime et de l'activité physique. S'il ne grossit pas à nouveau, ce garçon devrait mettre tous les atouts de son coté pour prévenir l'installation d'un diabète de type 2.

Le stand de l'association genevoise des diabétiques à la Foire de Genève a remporté un certain succès.
Les " piqueurs " ont noté que la moitié des personnes contrôlées ont présenté un taux de cholestérol
supérieure aux valeurs autorisées. L'essentiel est d'avoir un bon rapport entre le bon et le mauvais
cholestérol. Anne-Marie Christeller nous explique en mots simples ce qu'est le cholestérol. C'est une
substance d'origine uniquement animale. Elle a 2 origines, soit notre alimentation, soit notre foie grand producteur d'hormones. Le cholestérol est présent dans toutes nos cellules. Son taux élevé peut entraîner
des calculs biliaires ou constituer un facteur de risque de l'athérosclérose. Bien qu'on parle de bon et de mauvais cholestérol, il n'y en a qu'un type. La différence est faite sur son mode de transport
- Le mauvais cholestérol s'accroche à des protéines lourdes qui se déposent sur les parois des artères,
qui petit à petit peuvent être bouchées par des plaques de graisse
- Le bon cholestérol s'associe à des protéines légères qui récupèrent les graisses dans les organes
qui en ont trop pour les rapporter au foie où elles sont éliminées. Il a la faculté de nettoyer nos artères
de tous les dépôts lipidiques de mauvaise qualité.

L'excès de "mauvais cholestérol" et le manque de "bon cholestérol" sont des facteurs de risque de maladie cardio-vasculaire. Un régime diététique suffisant en graisses polyinsaturées, une activité physique régulière
et la prise de médicaments permettent l'abaissement dumauvais cholestérol et des triglycérides et l'augmentation du bon cholestérol.

Le dernier sujet de conversation se rapporte à l'épidémie d'obésité mondiale, tout particulièrement chez les plus jeunes. Anne-Marie Christeller rapporte qu'a une des conférences de la journée romande du diabète le 22 novembre, une médecin de Lausanne,
qui s'occupe des enfants en surpoids, a précisé que, actuellement les enfants consommaient de 110 à 165 kcal de plus, qu'avant cette épidémie d'excès de poids. L'explication de ce phénomène est également lié à notre mode de vie. Ceci n'est pas seulement lié à notre alimentation mais également à notre mode de vie. Au quotidien, nous marchons beaucoup moins, nous accompagnons les jeunes en voiture à l'école, à l'activité physique ou prenons la voiture pour
aller faire les courses à l'extérieur du centre-ville. Les enfants passent de moins en moins de temps à
l'extérieur ; ils restent davantage devant la télé ou leur PC. Si on regarde des photos d'enfants en 1930,
ils étaient tous maigres…

Il est 16h30, nous proposons de nous retrouver le 17 décembre pour une nouvelle café-rencontre.