21ème Journée Romande du Diabète
26 novembre 2016

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Chaque année la fondation romande pour la recherche sur le diabète
propose depuis 1996
une journée de formation à l'attention des diabétiques et de leurs proches.

Cette journée annuelle est destinée à informer tant les personnes
concernées, directement ou indirectement, par la maladie que le grand public.

Elle permet la rencontre du public avec des spécialistes qui,
à travers des conférences de haute qualité, expliquent de manière claire
et concrète le diabète, ses causes, ses conséquences,
les possibilités de traitement, et font le point sur l’avancée de la recherche.

Unique en Suisse, cet événement réunit les patients et leur famille,
des personnes intéressées à mieux connaître la maladie, des médecins,
des infirmier(ère)s, des pédicures-podologues, des diététicien(ne)s,
des pharmacien(ne)s et des représentants de l'industrie
pharmaceutique impliquées dans le développement d'appareils
ou de traitements pour patients diabétiques.

Outre les différentes conférences et la possibilité d’échanger
sur les stands des exposants, elle est aussi l'occasion
de présenter les lauréats dont les projets ont été sélectionnés

par la Fondation Romande du Diabète
et l'avancement des travaux des projets primés l'année précédente.

 

Edition 2011, Edition 2012, Edition 2013, Edition 2014 et
Edition 2015 à voir ou à revoir


Le programme

08h30 Ouverture des stands

09h00 Introduction
DOCTEUR THOMAS WYSS
Membre de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète

09h10 Message de Bienvenue
MONSIEUR LEONARD VERNET
Vice-Président de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète

09h30 Remise du prix 2016 de la Fondation

09h40 Présentation du programme cantonal vaudois
DOCTEUR ISABELLE HAGON-TRAUB
Directrice du programme cantonal vaudois

09h55 Diabète : Le déni de la maladie
MONSIEUR BERTRAND BURGALAT, musicien et auteur
PROFESSEUR ALEXANDRE BERNEY - CHUV

10h40 Pause

11h Les nouveautés dans le diabète de type 1
DOCTEUR GIACOMO GASTALDI - HUG

11H25 Les nouveautés dans le diabète de type 2
DOCTEUR FRANCOIS JORNAYVAZ - HUG

11h45 Présentation et résultats des projets 2015 de la fondation

12h Repas

13h15 Challenge : 80km à la nage dans le Léman

13h30 Glucose, fructose, galactose : les sucres en folie
DOCTEUR THOMAS WYSS

13H50 Diabète : Téléphone mobile et informatique
PROFESSEUR VALERIE SCHWITZGEBEL - HUG

14H Table ronde
MODERATEUR : PROFESSEUR VALERIE SCHWITZGEBEL

Quelques photos de la journée

L'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) accueille pour la première fois
la journée romande du diabète dans un bâtiment aux formes étranges.

Auteur du livre "Diabétiquement vôtre" publié en octobre 2015,
Bertrand Burgalat est d'abord un compositeur et un chanteur
même s'il est diabétique de type 1 depuis qu'il a 11 ans.

En 1974, les contrôles glycémiques n'existaient pas,
les contrôles étaient urinaires et les doses d'insuline souvent aléatoires.
Comment le jeune homme a-t-il passé son adolescence et sa vie tumultueuse ?
Résumé.

Ensuite le Professeur Alexandre Berney, psychiatre au CHUV
a évoqué les étapes qui suivent l'annonce de la maladie
Il parle de ces mécanismes qui protègent les patients en régulant leur niveau d'anxiété.
Le déni protège de la perception d'un danger insoutenable
mais peut aussi conduire dans le temps vers actes inacceptables.

Le déni peut avoir une influence
- adaptative (positive) : altruisme, humour, anticipation et suppression
- moins adaptative (négative) : intellectualisation, déplacement, déni, passage à l'acte.

L'adaptation à la maladie se partage en 5 étapes selon les émotions :
déni, colère, négociation, dépression et acceptation (ou intégration).

Chaque patient suit cette ligne plus ou moins rapidement. Des freins :
Certaines choses restent inacceptables pour le patient.
Certaines études montrent l'aspect délétère d'une acceptation stoïque.
Un certain degré d'optimisme "irréaliste" aide à faire face au stress et à la maladie.

La maladie est, au moment de l'annonce de la maladie, au premier plan :
on note détresse, limites liées aux traitements, pertes associées à la maladie.
La perspective a un rôle protecteur : mobilisation des ressources pour faire face,
réflexion et acquisition de connaissances.

C'est ensuite la santé qui vient au premier plan : le focus est centré
- sur soi et moins sur le corps malade qui est placé à distance
- sur la vie sociale, affective et émotionnelle
- sur de nouvelles capacités à investir pour changer sa vie.

Les spécificités du diabète :
- une maladie silencieuse,
- le poids du traitement sur le dos du patient,
- la gravité des complications sous-estimée et
- l'importance des changements d'habitudes dévalorisée.

Après la pause, le Dr Giacomo Gastaldi (Service d'endocrinologie-diabétologie des HUG)
évoque le suivi du diabète de type 1 au quotidien par les patients,
un investissement individuel indéniable puisqu'il est actuellement demandé
à ces patients de contrôler leur taux de glycémie de 4 à 7 fois par jour.
Ce n'est toutefois que par l'expérience que le patient peut améliorer la gestion de sont traitement.

Des études sur 25000 patients diabétiques de type 1ont montré que 68% d'entre eux
développaient une autre atteinte auto-immune : thyroïdite, sclérose en plaques,
lupus, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante,
syndrome de Goujerot-Sjögren, maladie de Crohn, etc.
Ces résultats sont importants car ils doivent inciter les diabétologues à anticiper
à rechercher activement d'autres atteintes auto-immunes chez le diabétique de type 1.

Aujourd'hui le traitement du diabète de type est basé sur l'insulinothérapie
- 4 à 5 injections quotidiennes,
- port d'une pompe à insuline (sous-cutanée ou implantée),
- greffe d'îlots de Langherans ou de rein-pancréas.

La mesure de la glycémie se fait grâce
- aux prélèvements sanguins en laboratoire,
- aux glycémies capillaires au bout du doigt,
- aux senseurs glycémiques (capteur CGM)
- au lecteur non invasif (FreeStyle Libre)
- au pancréas artificiel (un capteur CGM qui pilote une pompe).

Les senseurs glycémiques évaluent la glycémie dans le liquide interstitiel
grâce à une électrode étanche placée sous la peau pendant 6 à 14 jours.
Ils enregistrent environ 250 valeurs par jour et un transmetteur permet
de visualiser des courbes de variation en temps réel.
Leur fiabilité de 86% est élevée pour des valeurs entre
2,2mmol/l (0,40g/l) et 22mmol/l (4g/l).
Il existe une délai physiologique technique de 6 à 15 minutes
entre la glycémie veineuse et la glycémie du liquide interstitiel.
Il est donc nécessaire grâce aux courbes de faire
une gestion du diabète "prédictive" en se basant sur les courbes.

Des problématiques techniques :
- nécessité de calibration (sauf pour le FreeStyle Libre)
- précision variable en fonction du temps
- calibration lors d'une phase d'instabilité glycémique,
- médicaments influençant le résultat du CGM (par ex : Dafalgan)
- site de pose du CGM
- problèmes techniques
- limite de la batterie du téléphone en cas de lecture sur celui-ci
- perte du lecteur
- enseignement spécifique et dédié

- hypercontrôle du diabète (multiplication des corrections avec la pompe)
- alarmes qui peuvent déranger les proches, etc.

D'autres moyens sont à l'étude
- la glycémie inhalée.
Le laboratoire New England BreathTechnologies LLC évalue
déjà l'acétone et espère évaluer rapidement la glycémie.

- le pancréas artificiel (Diabeloop)
est un système permettant une adaptation automatisée de la perfusion d'insuline
en fonction des variations prévues ou inattendues de la glycémie.
Les bolus pour les repas restent la responsabilité du patient,
le système se limitant aux faibles variations de la glycémie.
Le risque d'hypoglycémies sévères reste présent quand
le senseur et la pompe se déconnectent.


Après le diabète de type 1, le Dr François Jornayvaz, médecin adjoint agrégé,
présente les nouveautés dans le diabète de type 2.

Chez le diabétique de type 2, l'hyperglycémie est le plus souvent liée à une insulinorésistance.
Elle se caractérise par :
- l'incapacité de l'insuline à obtenir une réponse maximale
au niveau de ses organes cibles
- au niveau du muscle lors de la charge en glucose, elle aboutit à
un défaut de captation musculaire du glucose
- au niveau hépatique, on note un accroissement de la production hépatique
de glucose, à l'origine de l'hyperglycémie à jeun..

Le médecin fait la promotion
- du Jardiance, un gliflozine qui augmente
l'élimination du glucose par la voie rénale mais qui peut aggraver le risque d'infections urinaires
- du Victoza, une injection qui diminue le risque d'événements cardiovasculaires majeurs
selon les résultats seront présentés en juin 2016 au congrès de l'American Diabetes Association (ADA).

On ne peut pas parler ici des meilleurs traitements
car nous sommes tous différents et c'est avec le diabétologue qu'il faut en parler.

Conclusions
il ne faut pas oublier la base avant les médicaments :
manger moins, manger mieux et bouger plus !

Pendant les pauses, la visite des stands s'impose.

Le laboratoire Lifescan revient cette année avec le lecteur One Touch Verio IQ
qui a quelques qualités intéressantes. On retient :
- des couleurs selon les tendances,
- l'entrée de données telles que "avant et après le repas"
- des moyennes sur 7, 14, 30 et 90 jours
- une mémoire de 750 tests téléchargeable via le câble USB
- un écran LCD couleur rétro-éclairé et plus rare
- une fente d'insertion éclairée pour glisser la bandelette.

Avec cela Lifescan propose l'autopiqueur Delica, probablement le moins douloureux
actuellement sur le marché. On retient :
- un contrôle précis de la trajectoire pour une pénétration
rapide et rectiligne qui permet une piqûre nette et en douceur,
- le retrait facile et sans risque des lancettes usagées en appuyant sur un bouton
- sa toute petite taille et son poids léger bien pratique et
- 7 profondeurs de piqûre possibles selon l'épaisseur de la peau

Le laboratoire Dexcom (uniquement en Suisse pour le moment pour sa version G5)
propose un capteur CGM standard qui communique avec un Smartphone.
La version G4 utilisée en France nécessite le port d'une pompe Animas Vibe.
Choisir sa pompe à insuline avec tubulaire?
Avec le capteur Dexcom 5, les glycémies sont affichées sur le téléphone
qui déclenchera suffisamment tôt ne alarme automatique en cas d'hypo ou d'hyper
Le téléphone permet également d'alarmer vos proches si nécessaire.

Le laboratoire Medtronic présente la pompe Minimed 640G. On retient :
- qu'elle est fournie avec le lecteur Contour Next Link 2.4 de Ascensia Diabetes Care
qui communique avec la pompe, qui affiche donc les résultats des tests glycémiques
et permet l'envoi des doses d'insuline sans manipuler la pompe
- qu'elle est étanche
- qu'elle a un affichage lisible jour et nuit avec l'écran couleur et l'ajustement de la luminosité
- qu'elle est la seule actuellement sur le marché à avoir un réservoir de 3ml
(intéressant pour ceux qui ont entre 60 et 100 unités d'insuline journalières)
- qu'elle permet le téléchargement des données de la pompe sur CareLink
- qu'elle peut être couplée à un capteur de glycémie en continu Enlite
grâce au transmetteur Guardian 2 Link.

Le laboratoire NovoNordisk revient avec le stylo Novopen 5 qui n'est pas encore
commercialisé en France. On retient
- qu'il a une mémoire de la dernière injection et du temps qui s'est écoulé depuis celle-ci
- qu'il est réutilisable et contient des cartouches de 3ml.

Chez Abbott, c'est naturellement toute la gamme Freestyle qui est proposée.
C'est d'abord le lecteur en lui même qui permet l'évaluation de la glycémie et de l'acétonémie
mais également le FreeStyle Libre qui permet de scanner le lecteur placé sous le bras
pour avoir son taux de glycémie sans se piquer.
Il ne peut être commandé que sur internet actuellement.
Pour commander des accessoires (carte de diabétique, solution de contrôle, autocollants, pochette...)
Pour télécharger le programme sur l'ordinateur ou téléphone, etc.

 

Sur le stand de Roche, on découvre le nouveau lecteur de glycémie Accu-Check Guide,
non encore commercialisé en France. On retient :
- l'éclairage des bandelettes réactives,
- une zone d'application de la goutte de sang étendue et absorbante,
- une éjection automatique de la bandelette qui empêche qu'on se salisse,
- le transfert des données sur un smartphone et
- une boite de bandelettes conçue pour ne pas se renverser quand on se sert.

Sur le stand de Sanofi, on découvre le lecteur MyStar Extra qui fournit,
en complément des données glycémiques, une estimation et une tendance
de l'hémoglobine glyquée (HbA1c) à partir des résultats de glycémie. On retient :
- l'affichage d'un carnet de glycémies
- le calcul de moyennes des glycémies
- la flèche de tendance des glycémies
- le marquage avant et après repas
.

Utilisée en Suisse depuis 3 ans, la pompe Omnipod d'Ypsomed
est sans tubulure. Un avantage pour certains, une verrue sur la peau pour d'autres. On retient :
- elle est collée directement sur la peau et pèse 25g,
- elle est étanche,
- elle doit être changée tous les 3 jours maximum,
- l'insertion de la canule souple est automatisée et presque indolore,
- son réservoir n'est que de 200u, ce qui ne convient qu'à ceux qui ont moins de 60u par jour
- elle fonctionne grâce à une télécommande (le PDM) qu'il ne faut pas oublier chez soi
et qui sert de lecteur de glycémie
- elle a une mémoire pour 5400 entrées portant sur 90 jours
- elle permet de visualiser des synthèses sous forme de graphiques
pour autant que le nombre de tests soit important.

La fréquentation autour des stands est importante
mais elle laisse assez de place pour pouvoir se déplacer et
se renseigner auprès des commerciaux de chaque stand.

On pouvait également recevoir des conseils en podologie
ou sur la formation du patient proposée au CHUV
.

Avant de reprendre les conférences de l'après-midi, le film
de la traversée du lac Léman d'est en ouest soit 80km à la nage.
Résumé.

Le Docteur Thomas Wyss, médecin généraliste à Genève souhaite revenir
sur les différents sucres qui nous entourent
Le niveau de la présentation est élevé et aborde les monosaccharides sous la forme chimique.
Est-ce vraiment ce dont les diabétiques présents ont besoin ?

Le glucose constitue la principale source d'énergie de l'organisme.
On le trouve dans l'alimentation, généralement lié à des glucides plus complexes.
Dans l'intestin, le glucose est transformé en glycogène qui est stocké dans les muscles
et dans le foie (réserve disponible pour l'organisme tout entier).
Il sert de référence pour l'index glycémique (son IG est de 100).

Le fructose se retrouve à l'état naturel dans les fruits et le miel.
Il a un très grand pouvoir sucrant ce qui a fortement intéressé
l'industrie agro-alimentaire qui le copie de façon totalement chimique.
Il envahit tous les produits industriels, même la charcuterie.
Ce glucide est métabolisé par le foie et n'a pas besoin d'insuline
dans un premier temps pour être assimilé.

Le fructose est transformé en cellule hépatique (en glucose et en graisse).
Lorsque les graisses s'accumulent dans le foie, on parle de foie gras (ou stéatose hépatique).
Cette stéatose est une "autoroute" pour induire
une insulino-résistance et un diabète de type 2.

En grande quantité, le fructose augmente le taux des triglycérides.

Le galactose se trouve dans le lactose qui est l'union entre un glucose
et un galactose. L'enzyme lactase coupe ces 2 molécules.
C'est aussi un glucide qui n'a pas besoin d'insuline pour être assimilé.
Il est directement pris en charge par le foie qui le transforme en glucose
et en graisses comme le fructose.
Le galactose se trouve dans notre alimentation sous forme de lactose.
On peut acheter du galactose dans le commerce mais il ne présente
que peu d'intérêt car il est peu sucrant et nocif pour le foie.
Ce sont finalement les cellules musculaires qui le consomme.

Le professeur Valérie Schwitzgebel des HUG présente les avantages
des nouvelles technologies pour les diabétiques.
Le traitement par insuline est lourd pour les enfants et
leur entourage afin d'évaluer les bonnes doses à injecter.
Les capteurs (CGM et FreeStyle Libre) peuvent les aider, le téléchargement
et le stockage des données multiples sont possibles.

Il a été remis à 17'000 diabétiques de type 1 un CGM.
Après une année 41% des patients ne les utilisaient plus
à cause de la lourdeur de la mise en place, téléchargements, surcharge de données.

Le site Tidepool (en anglais) propose de télécharger ses données depuis les Dexcom,
Insulet, pompes Medtronic et Animas mais aussi avec les lecteurs Bayer, Abbott
et One Touch sur une plateforme gratuite et facilement accessible par le patient
et son équipe médicale sur un téléphone, une tablette, un ordinateur, etc.

Il existe plus de 1000 applications pour gérer le diabète.
Un tiers d'entre elles propose le suivi des paramètres (glycémies,
doses d'insuline, nombre de glucides, etc.)

5% propose des recettes de cuisine, des calculateurs de bolus,
des bases de données alimentaires.

L'application WebDia HUG a été développée par le père d'un enfant diabétique,
informaticien, en partenariat avec l'Unité de Diabétologie Pédiatrique des HUG.
On peut le télécharger sur App Store et Google Play.

L'application LibreLink est compatible avec les Smartphones fonctionnant sur Androïd.

L'application GoCarb (en anglais) calcule les hydrates de carbone sur des aliments homogènes.
Des tests sont effectués par des patients sur les plateaux d'hôpital.

En résumé, ce sont des progrès informatiques qui apportent des améliorations nécessaires
pour les utilisateurs. Une harmonisation des dispositifs est indispensable
pour que les professionnels de santé puissent facilement analyser les données téléchargées.

 

Merci à tous les partenaires !

Abbott AG
Ascensia Diabetes Care
Dexcom
Eli Lilly (Suisse) SA
Fondation de bienfaisance du groupe Pictet
Fondation Child Care
Fondation Coromandel
Hermes Süsstoff AG
LifeScan
Medtronic
Moser Vernet & Cie
Novo Nordisk Pharma (Schweiz) AG
Roche Diagnostics (Schweiz) AG
Sanofi-Aventis (Suisse) SA
Ypsomed AG